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Votre bébé

Il pèse environ entre 3 kg et 3,5 kg pour une taille de l'ordre de 50 cm !

Votre bébé a enfin acquis son autonomie respiratoire. Il grossit à vue d'œil... il prend en effet 20 à 30 gr par jour au cours de ce dernier mois.

Dès à présent, il vous connaît bien de l'intérieur. Il réagit à votre voix et à celle de son père. Il vous sent digérer, respirer, éprouver des émotions. Tous ces mouvements de votre corps qu'il a mémorisé, il aimera les retrouver après sa naissance, transformés et enrichis par sa nouvelle vie.

Comment vous sentez-vous ?

C'est la dernière ligne droite ! Encore un peu de patience. Préparez-vous psychologiquement à ce grand moment. Votre médecin et votre famille vous entoure. Ayez confiance en vous et en votre bébé, il a aussi envie de vous voir.

Ne vous éloignez pas trop de votre domicile et préparez les numéros de téléphone du médecin à prévenir en cas d'urgence. Des petites contractions vont se faire sentir tout au long de ce dernier mois. Elles commencent le travail. C'est donc bon signe !

Si c'est votre premier bébé, profitez de ces derniers moments en tête à tête avec votre compagnon. Bientôt vous serez trois avec une nouvelle vie en perspective.


Les visites chez le médecin s'intensifient

Ce mois-ci, il est possible que le médecin demande à vous voir chaque semaine. Une surveillance accrue n'est qu'une mesure de sécurité pour vous et votre bébé. On confirme sa position, la façon dont il se présente, la régularité de son rythme cardiaque, on guettera l'ouverture de votre col qui peut se faire plus ou moins rapidement.

Durant ce mois, les choses peuvent aller très vite, aussi, au moindre doute comme par exemple, vous ne sentez plus le bébé bouger, vous ressentez des douleurs importantes ou constatez des pertes inattendues, ne perdez pas de temps. Appelez le médecin ou votre maternité de façon à éviter des complications.

On parle de la péridurale ou anesthésie loco-régionale

La péridurale

Renseigner-vous au près de vos amies et familles sur leur opinion et expérience. Le chois de faire ou non une péridurale vous appartient entièrement.

Comment cela se passe-t-il concrètement ?

La péridurale de plus en plus répandue consiste à anesthésier pendant la dilatation, le petit bassin, c’est-à-dire l’endroit où se situent les douleurs des contractions. Une injection est faite dans votre dos au moyen d’une aiguille creuse que l’on retire ensuite. Le médecin anesthésiste y fixe alors un petit tube afin de pouvoir ajouter progressivement du produit. Cela suppose qu’il vous accompagne tout au long de l’accouchement pour vérifier si le produit diffuse bien de chaque côté du corps et si les doses sont efficaces.

Cette technique permet d’éviter plus ou moins complètement la douleur car, très rapidement, tout le bas du corps est insensibilisé.

Toutes les anesthésies péridurales ne sont pas les mêmes et leur intensité peut varier. Tout dépend en effet de la quantité injectée, de l’endroit où il est injecté, de la longueur de l’accouchement et de votre "réceptivité".

Quand fait-on cette piqûre ?

En général, lorsque l’ouverture de votre col aura atteint 3 cm. Mais il sera trop tard pour la demander si l’arrivée du bébé est imminente car le délai d’installation est d’environ 20 minutes.

Qui fait cette piqûre ?

Un médecin anesthésiste. Il est donc important de savoir s’il existe un service de garde dans votre maternité pour pouvoir être sûre de bénéficier de la péridurale à n’importe quel moment.

Petits inconvénients de la péridurale :

La moitié du corps sera plus ou moins insensible pendant plusieurs heures après l’accouchement.
Vous devez attendre plus longtemps l’autorisation pour vous lever car vos jambes seront encore flageolantes.
Vous ferez peut-être de la rétention d’urine car vous ne sentez pas l’envie d’uriner.


On parle peut-être de la césarienne

La césarienne :

comment se pratique-t-elle ?

Il s’agit d’une intervention chirurgicale qui permet d’extraire le bébé par le ventre. Elle peut avoir lieu en urgence ou être programmée.

Grâce aux progrès de l’anesthésie, la césarienne se pratique de plus en plus sous anesthésie péridurale. Vous assistez ainsi en pleine conscience à la naissance de votre bébé.

L’opération dure une petite heure et l’incision pratiquée en général à l’horizontale juste au dessus du pubis laissera une cicatrice quasi invisible. Si vous désirez allaiter, mettez votre petit au sein dès que vous le pouvez sauf contre-indication de l’anesthésiste.

Puisque c’est un acte chirurgical important, on vous demande de rester une bonne semaine à la maternité et votre médecin vous aura sûrement plus à l’œil !

premiers signes annonciateurs

Ça y est vous aller voir la petite frimousse de votre petit ange !

Les fausses alertes

Dans le courant de ce dernier mois, vous allez ressentir des contractions qui ressemblent à des petites crampes. Elles sont irrégulières et d'intensité variable.

N'hésitez pas à vous faire examiner par le médecin qui vous dira que "ça travaille" ! On parle alors de contractions de "fin de grossesse" qui peuvent survenir plusieurs semaines avant l'accouchement.

Les fameuses contractions

Elles se manifestent comme des pincements ou des douleurs de fortes règles dans tout le ventre et dans le bas des reins donnant à peu près l'impression d'une "colique" qui commence, s'intensifie et se calme complètement jusqu'à la suivante. Le travail commence alors.

Placez la main sur votre ventre, vous sentirez l'utérus devenir dur comme pierre et changer de forme pendant la contraction, laquelle dure presqu'une minute.

Allongez-vous, prenez un bain et détendez-vous. Avant de partir pour la maternité, il faut attendre que les contractions deviennent rythmées et régulières, revenant à des intervalles de plus en plus courts : toutes les 1/2 heures au d

ébut, puis toutes les 20, 15, 10 et 5 minutes.

Rappelez-vous alors les conseils de votre médecin qui selon la distance de votre domicile, vous a conseillé de partir à un moment bien précis et en cas de doute, appelez la sage-femme de la maternité qui vous donnera les bons conseils.

La perte des eaux

Quelle curieuse sensation quand, de façon tout à fait inattendue, vous perdez une grande quantité d'eau sans pouvoir vous arrêter. On assiste parfois à une véritable "inondation" !

Pas de panique, il s'agit simplement de la rupture de la membrane amniotique qui libère ainsi de façon brusque le liquide amniotique dans lequel votre bébé a baigné pendant 9 mois.

Cette perte des eaux annonce en général des contractions et le début du travail. Même si vous n'avez pas de contractions, partez-donc sans tarder à la maternité.

Attention, attendez d'être à la maternité pour prendre un bain, la sage-femme peut alors s'assurer que tout va bien.

La perte du bouchon muqueux

On en parle beaucoup et il passe souvent inaperçu. Il survient quelques jours ou quelques heures avant l'accouchement sous la forme d'une masse glaireuse, épaisse, de couleur brunâtre, éventuellement rosée de sang.

C'est le signal que le travail est proche car le col de l'utérus se modifie et commence sa dilatation, mais ce n'est pas nécessairement le signal du départ à la maternité.

Ne craignez pas de déranger votre médecin ou la sage-femme de la salle d'accouchement par téléphone. Il est en effet difficile de déterminer exactement le vrai début du travail. Il vaut mieux plusieurs aller-retour sans suite qu'une arrivée en catastrophe à la maternité.


Et si le bébé tarde à venir ?

Il arrive parfois que le petit se fasse désirer. Pensez, il est si bien à l'intérieur ! Votre moral en prend un coup. 9 mois, c'est déjà si long alors si on joue les prolongations...

Quand le terme est dépassé, une surveillance rigoureuse est indispensable. Cette attente, pendant laquelle le médecin vous auscultera régulièrement tout en écoutant le cœur du bébé avec un monitoring, peut durer une dizaine de jours. Après, si toujours rien ne se passe, la naissance est provoquée car le bébé risque de souffrir de cette situation, le placenta ne lui apportant plus les éléments indispensables.

C'est un accouchement provoqué

On provoque alors la naissance par un déclenchement artificiel du travail

Si votre col s'est déjà transformé c'est-à-dire s'est raccourci ou présente une petite dilatation, on pourra d'emblée placer une perfusion qui au bout de quelques heures déclenchera le travail par des contractions.
Si par contre votre col n'est pas "mûr", c'est-à-dire qu'il reste long et fermé, le médecin ou la sage-femme place dans le fond du vagin un ovule qui progressivement agira sur le col pour le préparer. Parfois, plusieurs ovules sont nécessaires pour arriver à la maturation du col. Il est temps alors de placer la perfusion.
Parfois enfin, il suffit seulement de rompre la poche des eaux pour voir le travail se déclencher.
Un accouchement provoqué est-il plus douloureux ?

Les contractions sont peut-être plus intenses du fait de la compression des 2 phases d'accouchement (modification du col de l'utérus et dilatation) en 1. Le tout va donc plus vite.

Enfin, vous êtes à la maternité depuis le tout début des contractions et le travail paraît beaucoup plus long.

C'est un accouchement programmé

La programmation de l'accouchement consiste à avancer de quelques jours le déclenchement du travail.

Elle permet de garantir la présence de toute l'équipe qui vous a accompagné pendant votre grossesse aux heures "ouvrables"... Elle peut être souhaitable si vous habitez loin de la maternité, si le futur papa voyage beaucoup et qu'il désire assister à la naissance.

C'est une décision dont il faut discuter avec votre médecin. Quoi qu'il en soit, essayez d'aller jusqu'au bout de votre grossesse. Dame nature fait en général bien les choses : comme la pomme qui attend l'instant précis de sa maturité pour tomber, votre petit, si vous lui laissez le choix, ne fera son apparition qu'au moment où il sera fin prêt.

Attention : Mangez légèrement dès que débute le travail ou quelques heures avant le rendez-vous à la maternité. Il peut en effet arriver que la descente du bébé provoque nausées et vomissements.

Le grand départ et l'arrivée en maternité

Qui prévenir ?

Le futur papa s'il est absent.
La sage-femme qui vous a préparée.
Votre entourage s'il prend en charge les autres enfants.
N'oubliez pas vos papiers

En effet, préparez à l'avance dans une enveloppe tous les papiers administratifs nécessaires :

Votre carnet de mariage.
Vos papiers d'identité.
Votre fiche d'inscription prête depuis le 4ème mois.
Votre carte de groupe sanguin.

Dès votre arrivée, la sage femme vous met en confiance. Elle vous installe dans une petite salle pour vous examiner une première fois et faire ainsi le bilan de l'état d'avancement de votre travail :

Elle prend votre tension, votre température et votre pouls.
Elle palpe votre ventre pour apprécier la position du bébé.
Elle écoute son cœur.
Elle fait un toucher vaginal pour vérifier l'ouverture du col, l'état de la poche des eaux (rompue ou non) et la présentation et l'engagement du bébé dans le bassin. Elle contrôle vos urines.
En fonction des résultats, il se peut qu'elle vous laisse repartir chez vous. Fausse alerte. Sinon, elle vous admet définitivement en salle d'accouchement et met en route la suite des opérations. N'hésitez pas à lui faire part de toutes vos questions et de vos angoisses.

Elle a bien sûr un rôle technique important en supervisant la bonne marche des opérations mais elle est également indispensable sur le plan psychologique car elle vous accompagne, vous soutient et vous conseille tout au long de cette aventure.

Si ce premier contact est positif, il renforce votre confiance pour les heures à venir.
C'est elle qui fera le lien entre vous, le médecin et qui contactera chacun en temps utile.

Vous êtes en salle de travail

Les sages-femmes vont procéder à quelques gestes de routine plus ou moins agréables pour vous. Autant savoir !

Vous devez vous dévêtir et ne garder que la chemise d'accouchement.
En général, on vous rase la région de la vulve pour faciliter les soins et le travail du médecin.
On vous fait un lavement qui évitera les petits inconvénients au moment des fortes poussées.
On vous met sous monitoring.

Le monitoring : de quoi s'agit-il ?

La sage-femme pose sur votre ventre une sorte de ceinture avec des capteurs qui vont surveiller et enregistrer en continu l'intensité de vos contractions et le rythme du cœur de votre bébé pour s'assurer que tout se passe bien pour lui.

La solitude du papa au moment de l'accouchement ?

Assister à l'accouchement ? Pour certains, c'est l'évidence même, parce que leur place est auprès de vous. Pour d'autres, c'est la suite logique du travail de préparation que vous avez fait en couple tout au long de la grossesse.

Certains acceptent, malgré eux d'être là, pour vous faire plaisir et parce que tout le monde a dit que cela se faisait. Seuls quelques uns persistent dans leur refus. Cette décision est tout à fait respectable et forcer un papa à assister à l'accouchement serait très regrettable.

Si beaucoup de papas souhaitent être présents, cela n'empêche que chacun redoute cet événement. Une seule solution, les associer au cours de votre grossesse au bon déroulement de celle-ci et notamment les inviter à participer à certaines séances d'informations pour dédramatiser ce grand mystère. Il doit être préparé à affronter votre douleur, à surmonter sa propre inquiétude pour rester calme, vous réconforter, vous encourager à pousser, vous informer de l'évolution des opérations.

Dans ces conditions, vivre ce grand moment à deux procure souvent un tel réconfort que cela brise les solitudes de chacun, vous et votre douleur face à votre compagnon et son impuissance à vous soulager.

Les 3 temps de la naissance

L'effacement et la dilatation du col

Cette phase relativement longue est dominée par les contractions, véritable moteur de tout le travail. Le col de l'utérus qui a gardé toute sa longueur durant la grossesse, se raccourcit à présent jusqu'à l'effacement complet. Commence alors la dilatation qui se mesure tout simplement en cm.

La dilatation de 1 à 5 cm est généralement assez lente et le travail s'accélère quant on passe de 5 à 10 cm.

Si votre poche ne se rompt pas spontanément, il est possible que la sage-femme ou le médecin propose de la rompre artificiellement. Ce geste est indolore et peut faciliter la rapidité du travail.
Cette phase de l'accouchement est la plus longue. C'est le moment d'appliquer avec la sage-femme les bons conseils prodigués durant votre grossesse. Mettez en pratique la technique choisie pour vivre au mieux ce grand moment. Cela fait passer le temps !

Sachez enfin que pour vous soulager, de nombreuses maternités mettent à votre disposition des baignoires. Un bon bain vous aidera à vous détendre et fera progresser le travail.

Le voyage du bébé dans votre corps

C'est l'engagement vers la sortie et l'expulsion.

La traversée du bassin

A 10 cm, la dilatation est complète.
Le col de l'utérus a atteint son ouverture maximale pour laisser passer la tête de votre bébé. Commence alors sa descente et sa rotation. Il s'engage, la tête en avant, dans le petit bassin. Vous commencez maintenant à participer plus activement à la naissance en poussant à chaque contraction et aidez ainsi votre bébé à venir au monde.

La traversée du vagin et du périnée

La tête du bébé doit faire s'écarter fortement la masse musculaire du périnée pour se frayer un passage vers "la vie". On peut voir à ce stade une partie de sa tête et de ses cheveux. Le médecin, la sage-femme vous guideront pour pousser convenablement au bon moment.

L'épisiotomie

C'est maintenant que le médecin pratique si nécessaire une épisiotomie. Il s'agit d'une incision de la partie inférieure de la vulve pour éviter une déchirure des tissus et faciliter le passage du bébé. Elle se fait sous anesthésie locale. Une bonne semaine est nécessaire pour la cicatrisation.

La césarienne de dernière minute

S'il voit que le bébé ne progresse pas ou ne supporte pas l'intensité des contractions, le médecin pourra décider de pratiquer une césarienne. Tout se passe alors très vite. Ne vous laissez pas impressionner par l'effervescence autour de vous et le peu d'attention qu'on vous réserve pendant ces quelques minutes.

Il s'agit d'une opération, tout doit être parfait pour votre sécurité et celle de votre petit.

L'expulsion enfin !

Voilà le moment de la naissance. Dès l'écartement de la vulve, si vous avez un miroir, vous voyez apparaître la tête de votre bébé. Dans une dernière poussée, il passe les épaules, les bras et le reste du corps.
En quelques extraordinaires secondes, il est né, il crie pour respirer et vous pouvez enfin l'embrasser. Le médecin ou le papa peut couper le cordon ombilical.

Si l'accouchement est trop long, trop fatiguant pour vous ou que le bébé manque d'oxygène, pour accélérer la naissance, on peut utiliser :

Les "poussées manuelles" : parfois la sage-femme appuie de façon très énergique sur des endroits bien précis de votre ventre. Ne vous effrayez pas, c'est normal.
Les forceps : ces sortes de "cuillères" ne sont pas du tout l'instrument de torture que vous imaginez mais un outil qui, comme prolongeant les doits du médecin en guidant la tête du bébé, lui permet de naître plus vite.
La ventouse obstétricale : grâce à un appareil à vide, le médecin fait délicatement adhérer au crâne du bébé une ventouse reliée à une pompe par un tuyau. Elle permet d'attirer doucement l'enfant vers l'extérieur au moment d'une contraction.
Après la naissance, la délivrance
Pendant que le pédiatre examine votre bébé, on continue à s'occuper de vous. C'est presque fini... Encore un peu de patience car, pendant une petite demi-heure, on attend l'évacuation naturelle du placenta. Il se décolle de la paroi utérine grâce à des contractions.
Votre médecin vérifie enfin l'absence de saignement et recoud s'il y a eu épisiotomie. Vous restez donc encore un petit peu sous surveillance. Vous aurez un petit peu froid ou tremblerez très fort, il s'agit d'une réaction normale face à l'intensité de l'effort physique et du choc émotionnel.

Les premiers instants de votre bébé

Quelques secondes après sa sortie, on entend les premiers cris tant attendus. Il respire. Passé le moment d'intimité où le papa peut enfin caresser ce trésor allongé sur votre ventre, le pédiatre ou la sage-femme en son absence, l'emmène pour lui faire passer les premiers tests.

Il se peut qu'après avoir été examiné par le pédiatre, il décide de le placer en surveillance particulière pour différentes raisons.

Pour éviter toute inquiétude bien légitime, posez-lui les questions directement de façon à ce que votre capital confiance reste intact. Vous en avez grand besoin à ce moment-là. Demandez-lui aussi à pouvoir rapidement aller voir votre bébé si on l'a emmené dans le service néonatal. Il a grand besoin de votre présence pour ne pas se sentir abandonné.

Il prend enfin son premier bain. C'est en général au papa que revient cette tâche, moment très émouvant et important pour tous deux.

Le bonheur, oui mais...

Depuis des mois, vous attendez cet instant, pouvoir embrasser votre bébé. Il est là, tout s'est bien passé, vous devriez être au comble du bonheur et pourtant, vous êtes peut-être au bord des larmes, envahie par un sentiment de grande lassitude, de mélancolie. C'est si étrange !
Vous étiez si habituée à être habitée par cette vie qui grandissait dans votre corps et maintenant, quel silence, quel vide. Vous éprouvez un indéfinissable sentiment d'abandon au moment même où votre famille s'enrichit d'un nouveau petit être!

Quelle réaction étrange et pourtant, elle est si naturelle. Vous avez vécu 9 mois "remplie" de votre bébé et son départ laisse un grand vide en vous. Dans son berceau, il a l'air d'être bien loin de vous.

Une fois passé, un événement heureux très attendu laisse toujours derrière lui un certain désarroi.

D'autres raisons peuvent être à l'origine de ce sentiment de déchirement :

Vous êtes très fière d'avoir mis au monde un enfant mais vous ne reconnaissez pas son visage, vous vous l'imaginiez tout différent.
Vous êtes épuisée par l'accouchement et ne désirez qu'une chose, dormir.
Vous avez été le centre d'intérêt, ces derniers mois et dernières heures et brusquement, vous voilà seule ... avec votre bébé.